Le bonheur est une quête incessante pour tout être humain. Avec son spectacle Happy, qu’il a déjà joué plus de 300 fois en Europe, Anthony Kavanagh met à profit ses talents d’humoriste et de showman pour partager sa recette du bonheur et faire vivre un bon moment à son public québécois qu’il retrouve après cinq ans d’absence.
Maintenant âgé de 55 ans, Anthony Kavanagh dit trouver son bonheur dans les petits plaisirs du quotidien : les câlins de ses enfants et leurs rires, voilà ce qui le rend « happy ». Avec le temps, il reconnaît qu’il réussit à avoir le bonheur plus facile qu’avant. Il faut dire que depuis qu’il a frôlé la mort en 2019, à la suite d’une embolie pulmonaire, l’humoriste est animé d’une soif de vivre encore plus grande. Après avoir traversé cette épreuve, il a notamment décidé d’enregistrer sa propre musique, un rêve qu’il caressait depuis une trentaine d’années, puis il a suivi des formations de programmation neurolinguistique (PNL) pour laquelle il avait une fascination depuis longtemps.
Happy puise d’ailleurs son inspiration dans des notions que l'humoriste a apprises de la PNL. Sans être une conférence, ce spectacle évoque les points communs que les gens heureux ont. Anthony Kavanagh en profite également pour partager quelques conseils, toujours avec humour. « C’est illustré de façon cartoonesque, exagérée et loufoque. C’est un show qui a la même énergie dans le délire que mon tout premier spectacle », décrit-il.
Le bonheur, aussi simple que cela puisse paraître, part bien souvent de nous-mêmes. « On se complique souvent la vie plus qu’autre chose, plaide Anthony Kavanagh. Un des trucs que je dis dans le spectacle, c’est d’arrêter de se comparer aux autres. Il faut se comparer à qui on était hier et pas à quelqu’un d’autre aujourd’hui. Chaque personne a son histoire et sa voix. Ton but est d’être meilleur et de t’améliorer par rapport à ce que tu étais hier, d’accepter qui tu es aujourd’hui et d’avancer comme ça. Pour être heureux, il faut s’aimer soi-même. Ce n’est pas évident, mais c’est le début. »
Habitué de voyager entre l’Europe et le Québec avec ses spectacles, l’humoriste adapte ses numéros selon le public auquel il s’adresse afin que les spectateurs puissent avoir les bons référents. En ce sens, il dit souvent que l’humour n’est pas universel, qu’il est culturel. Mais qu’en est-il du bonheur?
« C’est une bonne question, on ne me l’avait jamais posée encore, répond-il en prenant le temps d’y réfléchir. Au niveau socioéconomique, ce n’est pas nécessairement un indicateur parce que j’ai vu des pauvres être ultra heureux et des gens riches qui étaient hyper malheureux. Je me souviens, lors d’un voyage que j’ai fait à Cuba il y a 21 ans, je m’étais baladé dans le pays et j’avais vu un garçon qui jouait avec un manche à balai. Au début, c’était un cheval, ensuite c’était une épée, après il faisait comme s’il levait un haltère. Il n’avait pas besoin de jeux vidéo ou de cellulaire, il avait ce manche à balai et son imaginaire, puis il était heureux. Je trouvais ça magnifique. Je me disais que le vrai bonheur, il était là. Il y a cette naïveté quand on est enfant. En vieillissant, on se rajoute tellement de couches de merde, mais le bonheur est toujours là, il est juste étouffé parfois. »
Anthony Kavanagh sera de passage au Centre des arts Juliette-Lassonde le samedi 7 juin 2025.

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